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News postée le 22/06/2017, catégorie : Actualités

Gleeden X Chuchote-moi : découvrez "Face à moi", votre 2ème récit érotique de l'été !

Chuchote-moi, une toute nouvelle plateforme de récits érotiques, a organisé rien que pour vous un concours d'écriture sur le thème de l'infidélité en vacances ! De quoi vous faire frissonner de plaisir tout au long de l'été... Découvrez tout de suite le 2ème récit gagnant !

"Face à moi" - par Hannah Stazya

Il était là, face à moi, comment était-ce possible ? Je me souviens être restée prostrée, là, en plein dans le marché où j’aimais aller durant mes vacances. Lui, mon fantasme interdit, l’objet de mes rêves éveillés, il était là, face à moi. Pendant ces quelques secondes au cours desquelles mon regard ne pouvait ne se détacher du sien, j’avais la sensation que le temps s’était arrêté. Les maraîchers aux voix criardes, les passants pressés d’avancer, les enfants courant çà et là sans écouter les consignes de leurs parents...tout s’était évanoui, tout comme ce sol que je sentais se désagréger sous mes pieds. Il était là, face à moi, et rien d’autre ne comptait...

*****

Quelques mois plus tôt...

Le réveil venait de sonner. Ce réveil que je maudissais rituellement chaque jour et qui n’en finissait pas de sonner pour me rappeler à mes obligations. Le ménage, les enfants, le boulot, rien de bien transcendant. Mariée depuis maintenant 10 ans, trois enfants qui grandissaient de jour en jour et un mari avec qui les choses étaient devenues compliquées...Le brin de folie était parti et, à vrai dire, je me demandais s’il avait même un jour existé. On ne se comprenait pas ou plus et, du haut de mes 40 ans fraîchement acquis, j’aspirais à plus de sensualité. Je le sentais dans chacun de mes rêves, dans chacune de mes pensées, c’était ancré en moi, même si ma raison et mon éducation tentaient vainement d’étouffer ces vilaines pensées. Un soir, tandis que je passais la soirée avec des amies, Sophie m’avait inscrite pour « rigoler » sur l’un de ces sites faisant miroiter amour et ivresse des sens. Ayant bu plus que de raison, j’avais accepté de jouer le jeu. A l’écran, une fenêtre de dialogue s’afficha, provenant d’un certain Richard. Ayant l’alcool farceur, ma timidité estompée fit place à une véritable soif de folie. De fil en aiguille, les dialogues se multipliaient, tant et si bien qu’en fin de soirée, j’avais promis de le recontacter. Au fond de moi, le peu de raison qu’il me restait me rassurait, le lendemain il m’aurait oubliée et moi aussi. Pourtant, le lendemain, tandis que je recouvrais mes esprits, je vis dans ma messagerie l’intitulé d’un e-mail qui accrocha mon regard : « Richard vous a laissé un message... ». J’en eus le souffle coupé, tous ces mots écrits bien légèrement la veille, l’alcool aidant, prenaient des allures catastrophiques. Regardant à droite et à gauche, comme par crainte de la venue soudaine de l’un des membres de la famille, je cliquai enfin sur le message :

« Bonjour Belle d’un soir (Merci Sophie pour le surnom...), j’ai beaucoup aimé notre discussion d’hier et aimerais bien la poursuivre avec toi ».

D’un air totalement désapprobateur, je fermai cette fenêtre de discussion, puis éteignis mon portable, comme si la discussion de la veille allait aussitôt s’effacer. Mais, en pensée, il y avait ce je ne sais quoi qui habitait mon esprit. Le peu que nous avions discuté, quelque chose était passé et ce n’était pas par l’état d’ébriété dans lequel je m’étais allègrement plongé la veille. J’étais, ce matin, totalement sobre, et cette pensée restait bien nette dans mon esprit. Ça me passera, m’étais-je dit bien naïvement à ce moment-là. Mais c’était sans compter la curiosité qu’il avait instillé en quelques heures en moi. J’avais envie d’en savoir plus, de ressentir ce grand frisson qui me manquait tant et puis, il habitait loin, qu’est-ce que je risquais après tout ?

Et c’est avec cette légèreté totalement inconsciente que je me surpris à lui répondre le lendemain, puis le surlendemain et les jours suivants encore. Au fil des discussions, j’apprenais à le découvrir, à rire, à attendre ses messages avec impatience. Il était marié et malheureux en ménage, comme tant de couples sur cette planète, à commencer par le mien. Peu à peu, en quelques semaines, il en savait plus sur moi et mes pensées que mon pauvre mari en quelques années, mais je ne voulais pas y penser. Il était devenu mon oxygène, mon envie de continuer, il était devenu mon jardin secret. Du moins jusqu’à ce que l’imprévu arriva. Un matin comme un autre, il m’avait envoyé un message, mais à la fois différent et surprenant : « Suis sur Paris ce week-end, et si on se voyait ? ». Se voir ? Comment pouvait-il, lui aussi marié que moi, me demander une telle chose ? Oui, d’accord, j’adorais nos discussions qui étaient même devenues comme une drogue pour moi, mais de là à franchir le cap, non impossible ! Je ne pouvais faire cela à mon mari, il ne pouvait faire cela à sa femme ! Et pourtant, en mon for intérieur, j’en crevais d’envie. Il représentait tout ce dont je rêvais, ce brin de folie qui me manquait cruellement et qu’il venait de me proposer à l’instant.

J’imaginais aisément la rencontre en fermant les yeux. Peu de paroles, mais nos corps plaqués, ses mains sur mes fesses pour me coller à lui, nos regards se toisant, nos bouches subjuguées l’une par l’autre. J’imaginais ce lit débarrassé de ses draps, ces ébats indécents, ces positions animales, ces fantasmes assouvis et ces râles qui n’en finiraient pas d’être poussés. Puis mon mari qui arrivait et me découvrait, moi et mes actes honteux...Non ce n’était pas possible, ce n’était pas pensable, ce n’était pas raisonnable. Je déclinai ainsi son invitation en me maudissant intérieurement de tant de raison. Sa déception était manifeste, même s’il n’était pas en face de moi. Pourtant, il se résigna, mais je sentais que cela l’avait un peu refroidi. Les jours ont défilé jusqu’à cette fameuse semaine de vacances que j’attendais avec hâte. Quelques jours face à l’océan, nous étions au printemps, le temps était si agréable. Ce changement d’air me ferait probablement du bien. Par décence, je ne lui dis rien, je pensais qu’il valait mieux éviter de le prévenir. Je me sentais toujours gênée de mon refus et, il faut l’avouer, j’étais aussi frustrée d’avoir été si raisonnable.

*****

Je repris mes esprits. Il était là, avec sa femme ce matin-là, son regard avait l’air aussi terrifié que le mien, probablement à l’idée que sa femme ne décèle quoi que ce soit de douteux. Que faisait-il là ? Comment pouvait-il savoir la destination de mes vacances, alors que je ne lui avais même pas dit que je partais ? Les questions bourdonnaient dans ma tête sans que je ne puisse trouver la moindre réponse. Puis, interrompue dans mes pensées, je le vis passer son chemin, comme si de rien n’était. En me frôlant, je ressentis cet électrochoc, ce frisson dermique, mon cœur battait la chamade et c’est à peine si j’osais me retourner quand il s’éloigna. Bouleversée et désorientée, je regagnai le bungalow dans lequel nous avions élu domicile pour ces quelques jours de vacances. La nuit, tandis que tout le monde dormait, mon monde nocturne s’éveillait. Toutes ces idées me bouleversaient et n’avaient de cesse que de me hanter. J’avais réussi à le tenir à distance, mais rien n’y faisait, on avait toujours ce besoin de continuer de se parler. Il m’avait pardonné ce refus insolent, mais tous deux, nous savions bien qu’un jour, il faudrait choisir entre passion et déraison. J’allumai mon ordinateur pour m’occuper l’esprit quand je reçus un message d’alerte, me prévenant qu’un message était arrivé. C’était lui ! J’avais arrêté de respirer durant ces quelques secondes avant que le message ne s’affiche. Il me proposait que l’on se voie, il n’en pouvait plus d’attendre et je dois reconnaître que moi non plus. Visiblement, il n’était pas au courant que j’étais là, ce n’était donc qu’un hasard, ce même hasard qui semblait forcer le destin. L’idée de tromper mon conjoint m’était insupportable, mais maintenant que je l’avais vu et qu’il était si près de moi, ne pas le revoir m’était encore plus insupportable. Juste une fois, je voulais me sentir vivante. Juste une fois, je voulais le sentir, le toucher, le goûter. Juste une fois et repartir...

*****

Le rendez-vous était pris, les alibis aussi. Il ne restait plus qu’à se voir. Il avait loué une chambre dans un petit hôtel près de la plage. J’étais devant la porte de la chambre de cet hôtel, le cœur battant et les jambes titubantes, lorsqu’il se retrouva de nouveau face à moi. Une nouvelle fois, nos regards se figèrent, je voulais parler, mais aucun mot ne sortait de ma bouche, je voulais lui sourire, mais ma bouche ne voulait plus m’obéir. Il prit ma main, me fit entrer dans la chambre, referma la porte et m’embrassa, lui aussi, sans dire un seul mot. C’était un baiser à la fois fougueux et doux, animal et tendre, chaud et frissonnant. Lentement d’abord, ses mains descendirent le long de mes flancs, redessinant mes courbes, me faisant frissonner jusqu’au plus profond de mon esprit. Nos corps, collés l’un à l’autre, partageaient ce frisson unique, loin de nos vies bien rangées respectives. Il me plaqua contre la porte, tout en continuant de m’embrasser et, d’une main relativement habile, retira mon haut. N’étant pas en reste, j’en fis de même et déboutonnai sa chemise. Nos peaux pouvaient enfin se toucher. Combien de fois en avais-je rêvé ? Combien de fois avais-je fantasmé dessus ? Et là, l’objet de mon désir le plus fort que j’ai jamais ressenti en toute une vie était en train de caresser mes seins qui ne pouvaient rester insensibles à ses assauts ni à ses caresses buccales. En un rien de temps, il me débarrassa de mon soutien-gorge. Tout aussi rapidement, ses doigts ont dansé sur ma peau frissonnante, tandis que sa bouche poursuivait son parcours. La jupe à terre, ses mains sur mes fesses, il s’agenouilla face à moi. Délicatement, il me fit écarter les jambes et baisa de ses lèvres l’intérieur de mes cuisses en prenant bien garde de ne pas trop s’approcher de cette partie de mon corps qui le réclamait déjà de manière si affamée. Il aimait jouer, il m’avait prévenue et j’adorais ça. Puis, il m’ôta la dernière pièce de tissu microscopique qui dissimulait mon envie pour lui. D’un simple jeu de langue, de bouche, de doigts, il était devenu le chef d’orchestre de mes envies, les faisait monter progressivement, les attisait, les titillait jusqu’à m’en faire gémir. J’avais envie de lui rendre la pareille, d’un geste doux, le fis remonter vers moi, l’embrassai puis m’agenouillai. Le pantalon et le caleçon à terre, c’était à mon tour de jouer avec lui et d’après ce que je voyais, ses envies étaient déjà clairement exprimées. Ma langue se déliait tel un serpent, le contournant, le lovant, le goûtant du bout des lèvres, avant-même de le prendre en bouche. Je le regardais, son visage reflétait son désir et j’aimais l’effet que je lui faisais. Par des mouvements de bas en haut et de haut en bas, allant jusqu'au cœur de son intimité, je sentais son plaisir monter et qu’il tentait de contenir, malgré mes assauts buccaux, de plus en plus gourmands. Il empoigna ma chevelure et mes yeux le toisèrent pour davantage de débauche. Son visage se transformait, l’animal en lui s’éveillait, il se pinça la lèvre comme pour m’annoncer une suite des plus bestiales. Cette même suite que je n’eus pas longtemps à attendre. Me relevant d’un coup pour me plaquer contre son corps, son regard s’assombrit, sa faim reflétait la mienne, je le voulais en moi, maintenant, sans attendre, et de toute évidence, lui aussi. Plaquée toujours contre cette porte, dos à lui, il m’invita à me pencher avant de s’immiscer au plus profond de moi. Je sentis son intrusion délicieuse, millimètre par millimètre. Mon corps qui l’avait tant réclamé sut l’accueillir. Les mains adossées à la porte, le corps cambré plus que de raison, je sentais chacun de ses à-coups, les implorant presque de devenir plus invasifs.

— Tu aimes, j’espère ?

J’entendais enfin sa voix. Les premiers mots qu’il prononçait étaient un pur délice. Sa timidité avait disparu, la mienne aussi.
br /> — Mmm...bien sûr que j’aime, ânonnais-je.

— Tu en veux plus ?

— Oui, continue plus fort.

— Bonne fille, dit-il, d’un air ironique.

Je ne pus m’empêcher de sourire à ces mots qui me rappelaient nos délires virtuels et qui, enfin, se traduisaient en réel. Il accéléra la cadence, donnant des coups de rein de plus en plus fort et faisant tressauter mon plaisir grandissant. L’une de ses mains, posées sur mes hanches pour maîtriser le mouvement, se hasarda à venir claquer mes fesses tendues vers lui. Je ne pus m’empêcher un gémissement, il savait que j’aimais ça, que je l’attendais, un peu comme s’il était dans ma tête. C’était à la fois très troublant et excitant. Abandonnée totalement aux sensations que j’éprouvais, je sentais que nous ne faisions qu’un. Puis, agenouillée face à lui, réclamant mon dû, son dernier râle de plaisir finit dans ma bouche comme une note douce et savoureuse. Adossée à la porte de la chambre, il s’assit près de moi pour reprendre ses esprits. Haletant tous deux après une telle pression, je me sentais comme vidée, vidée de toutes ces pensées qui envahissaient mes jours et mes nuits. En réel, c’était bien mieux que dans mes fantasmes les plus fous. En fait, à la réflexion, je me sentais tout simplement en vie...

*****

Après une nuit aussi agitée qu’exaltante, je repartis au petit matin. Nous avions exploré la chambre de fond en comble et même été jusqu’à la petite plage qui bordait l’hôtel, en sursautant du moindre bruit, par peur et excitation du passage d’une personne un peu trop voyeuse. Puis, les vacances finies, l’avion me reconduisit à ma petite vie. Je ne savais pas si je le reverrais et, contre toute attente, il me recontacta très rapidement. On se vit assez souvent. Il était devenu mon cours de salsa du vendredi soir ; j’étais devenue sa soirée entre potes ; nous étions devenus de fidèles infidèles. Pourtant, un vendredi soir qui ressemblait à tous les autres, alors que nous avions décidé de nous rendre pour la première fois dans un club libertin, quelle ne fut ma surprise de tomber nez à nez avec mon cher et tendre mari, lui-même accompagné de ma douce amie, Sophie...ils étaient là, figés, face à moi...



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