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catégorie : Actualités

"L'amour à deux ou à trois mais pas ensemble : c'est possible ?" par Chantal Bauwens

Dans cette chronique, Chantal Bauwens, écrivaine et experte Gleeden.com, interroge avec humour et esprit critique un sujet plus que jamais d’actualité : le polyamour.



Je rencontre de plus en plus de couples qui se déclarent « ensemble » tout en pratiquant l'appartement séparé et d'autres qui s'épanouissent dans le « polyamour » accepté, spécificité que je ne connaissais pas et que j'ai dû me faire expliquer.


Donc, dans cette situation de Poly (plusieurs personnes qui sont au courant que leur ami/amant voit d'autres personnes) est différente de celle où l'un des conjoints va voir ailleurs sans que l'autre ne le sache, les amis/amants (amoureux ou non) défendent une nouvelle manière de vivre les relations sentimentales et dans la lumière (pas question de mensonges et de cachotteries). Ce choix de vie part de la constatation qu'une seule personne ne peut combler tous les besoins d'une autre (vaste sujet que la majorité des couples mariés comprend après quelques années de cohabitation!).

Hélas, le polyamour offre aussi des inconvénients dont le stress, l'anxiété et la jalousie larvée car, on a beau dire, l'exclusivité du corps et du cœur est une priorité judéo-chrétienne qui n'est pas nécessairement comprise par l'entourage et mai 68, qui a permis toutes les fantaisies, est bien loin. Cette forme de relation polyvalente est plutôt pratiquée chez nous (européens) par phases séquentielles : une relation sentimentale après l'autre ou un partenaire fixe pour le quotidien et des aventures sur le côté qu'on n'étale pas trop devant les amis et encore moins la famille, une réalité assez commune.


Alors, je me pose la question : aimer mais pas tous les jours, pas dans le même logement et pas toujours rien qu'à deux, ou à trois sans le dire au premier, est-ce une solution de bonheur ? Quelques stars de cinéma (Michèle Morgan/Gérard Oury, Françoise Hardy/Jacques Dutronc, Monica Belluci/Vincent Cassel) ont testé cette méthode (ensemble mais sans partager le même logement) et ont vécu longtemps leur couple sur le mode étage/maison séparé/e... et cette manière de ne pas vivre à deux a de plus en plus d'adeptes.


Il est vrai qu’éviter le non-stop 24H sur 24H possède de réels avantages. Surtout si on a les moyens financiers pour assumer ce choix. Si on ne les a pas et qu'on veut quand même goûter aux plaisirs du renouveau, il reste la solution classique de se partager entre un mari et un amant, ou plusieurs amants ou en restant célibataire de fait en recevant qui on veut quand on veut et cet état-ci est bien la définition du Polyamour.


L'avantage de ne pas habiter ensemble est d'éviter la routine (The menace qui touche tous les couples un jour ou l'autre) et garantit une forme de liberté qui permet aussi d'introduire éventuellement (désolée pour le terme suggestif) une tierce personne dans le duo (avec ou sans le consentement du ou de la régulière) mais ne dit-on pas que pour vivre heureux il faut vivre caché ?


Alors, testons les points positifs du multi-choix :


# 1

Chaque rendez-vous avec le chéri (le seul pour les célibataires ou le second amoureux pour les personnes en couple) est un vrai moment de bonheur, d'excitation, d'espoir, d'impatience (ou de stress, mais dans ce cas, autant rester fidèle ou seule et éviter l'ulcère). Cet homme avec qui nous ne partageons pas le tube de dentifrice ne nous demandera pas de faire ses lessives, ne partagera la salle-de-bain qu'épisodiquement, ne squattera pas nos armoires et ne se permettra pas de laisser traîner ses affaires partout s'il n'a pas son nom sur le contrat de bail ou le carnet de famille.

# 2

Il viendra (ou pas, ou peu) sur notre territoire et n'aura pas grand-chose à dire sur notre décoration (qu'il essaye seulement!), notre amour pour nos chats, notre manière de faire (ou pas) le ménage mais, s'il veut, il pourra descendre la poubelle en partant. Et s'il ne nous invite pas toujours au restaurant, nous ne cuisinerons pour deux que si nous en avons envie et sans obligation (et là, il dira merci, ce que ne fait plus un conjoint légal après quelques années). Chéri fera de même s'il invite chez lui, ce qui est quand même un sacré plus (à condition qu'il vive seul. Si sa femme est présente cela s'appellera autrement (triplette ?) et peut-être aussi Polyamour). Il pourra même commander des sushis en service traiteur s'il n'est pas un pro de la cocotte (minute). Pas des pizzas, ce n'est pas romantique.

# 3

Pour lui, nous prendrons le temps de nous faire belle, de choisir de jolis sous-vêtementsqu'il aura plaisir à nous enlever (pour les plus patients) ou nous enfilerons notre tenue d'infirmière pour des jeux coquins (comme le fait ma voisine quand elle reçoit son amant) alors que le statut d'infirmière pur jus, nous le pratiquons sans la blouse blanche pour notre conjoint et les enfants (s'ils sont encore à la maison). Les obligations sont tout de suite moins drôles dans ces deux cas de figure.

# 4

Vivre seule et aimer à l'extérieur (un célibataire ou un occupé (que moi j'appelle un bagué car, tel le pigeon, il rentre toujours au bercail après) rend agréablement égoïste (en plus d'être patiente!) : et nous voit devenir chef(fe) de la zappette télé en mode mono, sans obligation de foot (chéri le regarde chez lui), profiter de longs moments régénérants dans un bain entre verre de vin et de petites bougies tout en écoutant le Best-off de Dalida ou le dernier CD de Julien Doré (je sais j'ai des goûts étranges mais Vous, vous écoutez ce que vous voulez), le lit qu'on ne partage pas avec un ronfleur ou un chapardeur de couette, les rendez-vous avec les amies, même celles que chéri pourrait ne pas aimer ou trop (il ne les connaît pas toutes et c'est tant mieux!) et chacun d'eux pourra servir d'excuses pour éviter une sortie ou une soirée barbante : « Pas ce soir je vois mes copines » ou « pas ce soir je vois mon Jules ».

# 5

Aimer sans partager le quotidien d'un humain pas au top 24h sur 24 (comme nous) a un autre avantage et non des moindres : le chéri fait ce qu'on lui demande (gentiment) car il tient à nous être agréable (enfin, pas tous mais ici je n'évoquerai pas le goujat, marié ou non, qui n'a pas envie de faire chez vous ce qu'il ne fait déjà pas chez lui) : il rend service sans qu'on doive trop insister. Petit bricolage, réparations diverses, il ne remet pas au lendemain, LUI sinon il n'aura pas sa récompense (vous). Et ici je me souviens avec émotion d'un homme qui débarqua chez moi avec sa caisse à outils au premier rendez-vous. Jamais un repas ne fut si doublement offert avec amour (dessert compris = moi et le petit déjeuner pour qu'il revienne dans d'aussi bonnes dispositions).

# 6

Avec un amoureux dont on ne partage pas le quotidien, on ne couche pas chaque fois dans le même lit et ça, c'est un sacré plus pour la libido.Petites auberges champêtres, des day-use hôtels (location de chambre à l'heure), un week-end au Touquet, les diverses occasions font les gais-lurons sans que l'amoureux s'endorme ensuite (bon, une micro sieste est tolérée le temps que nous filions sous la douche mais pas davantage).

# 7

A partir d'un certain âge, on sait que dormir et faire l'amour ne sont pas nécessairement compatibles même si les deux pratiques sont essentielles à la bonne santé. Alors, autant en profiter mais pas ensemble. Ne dit-on pas que l'orgasme rend triste (orgasme post-coïtale) ? Alors, renvoyons notre amant dormir chez lui en solo ou dans le lit de sa légitime (qu'il n'honorera sans doute plus, vu qu'on lui a fourni le service trois couverts et qu'il rentrera fa-ti-gué). Une bonne nuit de sommeil chacun de son côté annonce une meilleure partie de jambes en l'air au prochain rendez-vous, ce qui est profitable au/x couple/s qui fonctionne/nt par deux ou par trois (après tout, pourquoi pas?).

Alors, êtes-vous convaincu/e sur le bienfait de vous montrer un peu égoïste et de préserver votre intimité pour mieux aimer et partager avec qui vous voulez ? L'amour c'est comme manger du chocolat : un carré à la fois et pas la tablette en entier. Et pourquoi ne pas varier les goûts ?



Le sujet vous inspire ? Vous vivez une relation polyamoureuse ? Vous souhaitez partager votre avis ou votre expérience à ce propos ? Ecrivez à Sophie, responsable du comité éditorial blog@gleeden.com